Rencontre avec Femme du Sexebook
Ce n’est pas à proprement parler une « position », mais une situation. Les deux couples font l’amour en levrette, côte à côte, mais tête-bêche. Aussi madame X se trouve face à monsieur X en train de fourrager madame Y qui elle-même se trouve face à monsieur Y en train de pilonner madame X. Chacune des deux femmes du sexebook peut alors encourager « son homme » du regard, voire le caresser, ou jeter un œil sur ce qui se passe entre les cuisses de sa partenaire.
À ces positions particulières il faudrait ajouter toutes les situations pouvant être envisagées par deux couples faisant l’amour dans la même pièce. Catherine Millet a souvent parlé de cette manière de « polluer » les lieux les plus innocents en y faisant l’amour. Deux couples, en proie à des amours transgressives, redessinent leur environnement. Ce canapé, ce fauteuil, ne seront jamais plus les mêmes après que votre compagne y aura joui en chevauchant votre meilleur ami, pendant que vous vous glissiez derrière elle... Les deux jeunes femmes du sexebook pourraient allonger le haut du corps sur une table, côte à côte ou face à face, tandis que ces messieurs se glissent en elles. Elles pourraient user ainsi de tous les meubles, se vautrer nues dans les escaliers, s’allonger sur le gazon du jardin...
La maison de Hollande
« Ils nous attendaient à Amsterdam, des amis de toujours expatriés depuis quelques années... Ils nous avaient fait faire la tournée des bars et des coffee-shops. Ary faisait la cour à ma compagne Charlotte. Pour ma part je restaj's un peu distant avec une femmes du sexebook qui m’avait toujours plu mais im- pressionné.Quand on est rentrés, c’est elle qui a décrété qu’on avait eu chaud, qu’il fallait que nous allions tous à la douche, chacun de nos côtés, la maj'son ne manquait pas de sanitaires, avant de se retrouver. Plus tard, en pyjama et robe de chambre, on a rejoint le sabn pour bavarder. La nuisette de Charlotte bâillait sur ses petits seins pointus, ce qu’Ary fit semblant de lui reprocher, comme il fit semblant de la rhabiller en la découvrant davantage. C’est Charlotte qui donna le signal de ce que tous - plus ou moins inconsciemment - nous attendbns. Au lieu de rejeter Ary, elle pla-qua son visage sur sa poitrine, qu’il commença à embrasser. Aussitôt je sentis la main de cette femme se glisser sur le mince tissu de mon pyjama chinois et s'emparer de mon sexe.
Je découvris sa poitrine en quelques gestes. J'avais déjà souvent vu ses seins superbes et nus sur les plages, avec leurs bouts sombres et turgescents. Je pouvais maintenant les dévorer et les couvrir de caresses, tandis que cette femme du sexebook me débarrassait de mon pantalon. Sans attendre davantage, elle vint se poser sur mon sexe dressé et se mit aussitôt en mouvement. Du coin de l’œil j’apercevais Charlotte, les jambes dressées vers le ciel, qui recevait les charges vigoureuses d’Ary. Nous avons ainsi fait l’amour deux ou trois fois. Tantôt ensemble tous les quatre, tantôt en jouant aux acteurs et aux spectateurs.Au petit matin, en guise de conclusbn, cette femme du sexebook, le sexe encore humide et les seins couverts d’une fine couche de sueur, me dit simplement : “On en avait très envie !” Ce matin-là, Charlotte et moi sommes restés longtemps au lit, faisant et refaisant l’amour, malgré toutes les forces que nous avions laissées sur le champ de notre bataille nocturne. Nous avons refait ensemble chacun des gestes que nous avions expérimentés avec nos amis. “C'est encore meilleur maintenant”, m’a dit Charbtte en s'endormant à nouveau. Comme si cette nuit étrange ne devait jamais laisser de trace... »